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Sébastien Rozeaux
La garde républicaine
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Roman
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La garde républicaine  
Date de parution : 17 janvier 2017
17.50 €
La garde républicaine : un roman politique contemporain
Le 1er mai, à Paris, une fête citoyenne est organisée par le président. Un coup de feu sème la panique et embrase la République. Cinq personnages sont pris dans le tumulte, leurs vies bousculées par la course folle des événements se croisent au risque de se confondre, charriant avec elles une réflexion contemporaine sur le sens du politique et de l'engagement.
Le livre narre les jours qui suivent cet attentat. Alternativement, ces hommes et femmes nous font vivre à travers le récit de leur quotidien chamboulé l'évolution de l'enquête et de la situation politique du pays. Et si ce coup de feu était le début d'une révolution ? Et si l'acte fou et isolé du charismatique Henry, le « terroriste » anarchiste, n'était pas d'abord l'occasion pour chacun des personnages de se confronter à ses contradictions, ses lâchetés, voire de mettre en accord ses actes et ses convictions ?
Écrit avant la naissance du mouvement « Nuit debout », La garde républicaine fait écho aux interrogations politiques qui ont amené nombre de citoyens à occuper les places publiques en 2016. Ce récit reflète les désirs de changement et les craintes qu'ils génèrent en retour, au sein d'une société de plus en plus atomisée.


***

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Nom auteur : Sébastien Rozeaux   
Biographie :
Sébastien Rozeaux est historien, spécialiste du Brésil et, plus généralement, du monde ibéro-américain. Au cours de ses études, il a vécu en Italie, en Espagne, au Brésil puis au Portugal, avant de s'installer à Toulouse. Il est l'auteur d'un premier roman « brésilien », Le Barbu céleste, paru en 2014, finaliste de plusieurs prix. Son deuxième roman, un roman "politique", La garde républicaine, est paru en janvier 2017
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Interview de Sébastien Rozeaux

  • Ton deuxième roman apparaît de prime abord très différent du premier. Pourquoi ?

À bien des égards, oui, Le Barbu céleste et La garde républicaine n’ont que peu à voir : on passe d’un roman « brésilien » qui tourne autour de ce personnage paumé qu’est le barbu à un roman polyphonique dont la trame s’ancre dans un Paris contemporain et insurrectionnel. Et pourtant, il y a, je crois, bien des choses en commun : des vies qui basculent, une accélération brutale du temps, une réflexion sur le (non-)sens de la vie, une envie de prendre le large, de repartir à zéro.

  • Pourquoi un roman « politique » ?

Le Barbu céleste, à sa façon, l’était aussi. Tout écrit est d’une façon ou d’une autre politique. Ici, la politique est au cœur de l’intrigue, et elle permet d’interroger la question de l’engagement, et celle de l’adéquation (impossible ?) entre des idées et des pratiques, entre la radicalité des mots et les modes de vie plus ou moins embourgeoisés de certains personnages, comme Laurent ou François, en particulier. La fascination qu’exerce Henry sur ces deux personnages tient d’abord à son refus immédiat, comme inné, de la compromission, à la pureté de sa radicalité.

  • Tous les personnages, à l’exception peut-être du tireur, Henry, semblent déboussolés, comme si l’attentat leur permettait de se confronter à leurs contradictions. Tu crois que cela reflète notre monde aujourd’hui ?

Chacun des personnages porte en lui une part de responsabilité dans la dérive du monde, dans l’acceptation de l’inacceptable, de l’inhumain, de toutes ces tares qui caractérisent nos sociétés dites modernes, civilisées. La brutale insécurité qui les frappe dans la foulée de l’attentat apparaît comme un révélateur de leurs compromissions, de leur culpabilité et de leur mal-être. Aucun des personnages ne sort indemne ou innocent de ces événements, pas même Henry… Mais je n’ai pas voulu dresser ce faisant un portrait au noir ou profondément désespéré de la société, bien au contraire…

  • Tu as écrit ton livre avant la naissance du mouvement « Nuit debout », qui n’est pas sans rappeler certains passages de ton roman. Tu penses que les citoyens ont besoin de se réapproprier la rue ? Est-ce inévitable ?

La première mouture du roman date de 2013, en effet. Et le « mouvement du 14 juillet » auquel je me réfère à plusieurs reprises a tout à voir avec les occupations des places publiques au cours de l’année 2016. Ce roman dénonce plus largement les tendances à l’atomisation, à la désocialisation qui accompagnent l’avancée du capitalisme néo-libéral, notamment dans sa dimension numérique, au sein de nos sociétés démocratiques. Discuter, palabrer, flâner, occuper apparaissent comme des perspectives euphorisantes dans le roman, comme dans la vie je crois.

  • Peux-tu revenir sur la dimension historique de ce roman ?

L’histoire, le passé républicain sont mobilisés par chacun des personnages pour justifier leurs idées, leurs actes et leurs réactions face aux événements de type insurrectionnel autour desquels s’organise la trame de la narration. La Révolution française, comme les nombreux épisodes révolutionnaires du XIXe siècle français sont ici convoqués à plusieurs reprises. Mais les lectures de l’histoire sont diverses, c’est pourquoi chacun des personnages incarne un avatar du garde républicain.

  • Le coup de feu d’Henri semble être un détonateur pour la société entière. Il faut toujours un événement majeur, illégal voire violent pour que les gens se mettent à agir ?

Je ne sais pas. Il est toujours délicat de tirer des « leçons de l’histoire ». Je ne m’y aventurerai donc pas. D’ailleurs, le roman ne tire aucune leçon des multiples rebondissements qui font suite à l’attentat. Laurent convoque la Révolution française pour rappeler la dimension insurrectionnelle première de cet événement fondateur de la République, mais ses sympathies anarchistes ne sont pas contradictoires avec ses convictions pacifiques, lorsqu’il rappelle l’échec de la propagande par le fait, sous la IIIe République. Mon idée première dans ce roman était de comprendre comment on pouvait réinsuffler du mouvement, de l’action dans la vie démocratique. Ici, le prétexte en est une tentative d’attentat contre le président de la République, comme il en a existé plusieurs sous la Ve République, que l’on pense à De Gaulle ou Chirac, aussi. Mais il existe bien d’autres manières de faire bouger les choses en profondeur.


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